Cerveau & émotions – Entretien avec la neuroscientifique Catherine Belzung

Spread the love

▶️ De la colère d’Achille dans l’Antiquité aux périphrases japonaises pour nommer cette émotion, des peintures rupestres aux étapes de maturation du cerveau, nous vous invitons à un voyage culturel et pluridisciplinaire… qui vous fera peut-être voir vos émotions sous un nouveau jour...

🧾Les grands thèmes de l’épisode

➤ Ensemble, nous avons exploré le lien fascinant entre le cerveau, le corps et les émotions, et notamment le rôle clé des émotions dans la prise de décision. Car contrairement à l’idée reçue selon laquelle émotions et raison sont opposées, Catherine Belzung nous a expliqué que les émotions sont en réalité des alliées précieuses pour prendre de bonnes décisions. 🔬

➤ Nous avons également discuté de la régulation des émotions par différentes régions du cerveau, de leur dimension culturelle, historique et genrée, ainsi que de l’impact des mots sur notre expérience des émotions. 🧪

➤ Enfin, nous avons abordé le rôle de l’art dans la transmission des émotions à travers les âges et les cultures. 🎨

🎙️ Un entretien avec une grande scientifique française, passionnée par la vulgarisation de concepts complexes, qui vous invitera à réfléchir sur l’importance des émotions dans votre quotidien. Nous espérons que cet échange vous offrira des clés de compréhension enrichissantes… 🔑

▶️ Cliquez ici pour l’écouter sur Spotify.

▶️ Cliquez ici pour l’écouter sur Deezer.

▶️ Cliquez ici pour l’écouter sur Youtube.

▶️ Cliquez ici pour l’écouter sur ApplePodcast.

📌 Récap : ce que Catherine Belzung a partagé avec nous

Voici un petit florilège de ce moment de vulgarisation scientifique — un aperçu seulement : pour en découvrir toute la richesse, je vous invite à écouter l’épisode complet du podcast ! 🎧

🧠 Mais au fait, qu’est-ce qu’une neuroscientifique ?

Catherine Belzung nous éclaire avec simplicité :

💬 « Les neuroscientifiques sont un peu les spécialistes du cerveau. Nous essayons de comprendre comment le cerveau est engagé dans les différentes activités que nous menons dans notre vie quotidienne. »

Certain·es s’intéressent à la mémoire, d’autres à l’apprentissage… Elle, elle se passionne pour ce qu’il se passe en nous quand nous sommes ému·es.

💡 C’est quoi, une émotion ?

Une émotion, c’est un état déclenché par :

  • une stimulation extérieure (un bruit, une image…) ;
  • une sensation corporelle (comme une douleur) ;
  • ou un souvenir.

Et cela provoque une réponse dans le corps. Frissons, sueurs, cœur qui s’emballe : le corps, lui aussi, « répond ».

🔍 Petite escale étymologique : le mot émotion vient du latin ex (« hors de ») et movere (« mettre en mouvement »). Cette origine souligne l’idée que l’émotion engendre un mouvement, à la fois physique et psychologique.
.

🧩 Y a-t-il un « centre » des émotions dans le cerveau ?

La réponse n’est aussi simple qu’on pourrait le croire…

D’un côté, certaines zones sont activées dans toutes les émotions :

  • les aires sensorielles (liées à ce qu’on perçoit autour de nous) ;
  • les zones liées à la mémoire ;
  • celles qui évaluent si une expérience est agréable ou désagréable (on parle de « valence émotionnelle »),
  • celles qui détectent notre état corporel (respiration, rythme cardiaque…) ;
  • celles qui nous aident à réguler nos émotions.

D’un autre côté, certaines zones sont plus spécialisées :

  • l’amygdale (dans le cerveau, pas dans la gorge 😉), particulièrement liée à la peur ;
  • ou encore le cortex cingulaire antérieur, impliqué dans la tristesse.

🧬 Inné ou acquis ?

C’est une grande question. Et comme souvent en sciences humaines, la réponse se situe entre les deux…

D’un point de vue évolutif, les émotions constituent un formidable outil de survie. Par exemple, avoir peur, c’est se protéger ; ressentir du dégoût, c’est éviter un danger. Ces émotions sont innées: elles sont inscrites dans nos circuits neuronaux depuis toujours.

Mais d’autres émotions se construisent par apprentissage. Catherine Belzung évoque une expérience marquante : un bébé, à quatre pattes, hésite à avancer sur une vitre transparente. Que fait-il ? Il regarde le visage de sa mère. Si elle sourit, il avance. Si elle manifeste de la peur, l’enfant s’arrête. L’enfant lit l’émotion de l’adulte et s’en sert comme d’un signal. Une émotion peut dons se transmettre par un simple regard. C’est là toute la puissance du lien social.

💓 🧪 Écouter son cœur ou sa raison pour prendre une décision ?

Pendant longtemps, on a opposé les émotions à la raison, comme si elles étaient des interférences gênantes dans le processus décisionnel. Mais les travaux du neurologue américain Antonio Damasio1 ont changé la donne. Catherine Belzung explique ainsi :

💬 Il faut « non seulement comprendre cognitivement ce qu’est avantageux et ce qui est désavantageux, mais […] il faut aussi avoir cette réponse émotionnelle, qui est ancrée dans le corps du sujet. »

Autrement dit : penser ne suffit pas. Ressentir est essentiel.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces marqueurs somatiques (signaux physiques comme une tension ou une accélération du cœur), qui nous avertissent d’un mauvais choix.

🧭 Nos émotions sont donc de véritables boussoles corporelles.

Ce que démontre Antonio Damasio est révolutionnaire dans une culture qui valorise encore une rationalité froide et désincarnée : une décision lucide passe par le corps autant que par l’esprit…

💪 🧠 Peut-on « muscler » son cerveau émotionnel ?

Bonne nouvelle: réguler ses émotions, ça s’apprend ! On ne naît pas avec cette capacité, on la construit progressivement.

💬 « On estime que le cortex préfrontal n’atteint sa pleine maturité que vers l’âge de 25-26 ans. »

Le cortex préfrontal, c’est un peu le chef d’orchestre du cerveau émotionnel. Il nous aide à :

  • retenir une réponse impulsive ;
  • revoir une situation sous un autre angle ;
  • garder notre calme dans la tempête.

Et comme c’est la dernière zone cérébrale à se développer, pas étonnant, donc, que les enfants et les adolescent·es aient tant de difficultés à réguler leurs émotions ! Leur cerveau est encore en plein chantier !

💡 Visualisez sur ce schéma ce dont parle Catherine Belzung :
le développement du cerveau, étape par étape ;
les fonctions spécifiques de chaque zone cérébrale.
🖍️ Illustration : Sophie Le Penher

🔁 Deux mécanismes clés de la régulation émotionnelle

1️⃣ L’inhibition : empêcher l’émotion de s’exprimer telle quelle (par exemple, se retenir de répondre sèchement).

2️⃣ La réévaluation cognitive : modifier la façon dont on perçoit la situation (par exemple, avoir la pensée suivante : « Cette personne ne l’a sûrement pas fait exprès »).

    💬 « Ces fonctions se déploient progressivement. »

    💡 Bonne nouvelle : plus on les utilise, plus on les renforce ! Comme un muscle, l’intelligence émotionnelle se développe avec l’usage : ressentir, observer, comprendre, reformuler, réévaluer…chaque expérience devient un entraînement. Pas avec des haltères, mais avec de la pratique, de la conscience et de la patience !

    🗣️ Le langage façonne-t-il nos émotions ?

    Le langage ne se contente pas de nommer nos émotions : il contribue à les modeler.

    📚 Les cultures n’ont pas toutes les mêmes mots pour dire ce qu’elles ressentent. Chez les Inuits, des dizaines de mots pour désigner la neige traduisent une attention fine à leur environnement. De la même façon, certaines cultures n’ont pas de mot pour la colère, ou utilisent des images : au Japon, on dit « le ventre se soulève ».

    [Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture de mon article Le tour du monde des émotions.]

    😶‍ Même les expressions faciales d’émotions ne sont pas universellement lues. Des habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée n’identifient pas forcément les visages d’acteurs occidentaux exprimant la peur ou la colère — et l’inverse est tout aussi vrai.

    💬 « ça montre bien qu’il y a, bien sûr, des universaux, mais aussi un certain nombre de variations culturelles. »

    🕰️ Et cela évolue aussi dans le temps. Ainsi, dans la Grèce archaïque, les héros comme Achille pleurent leur colère — l’aède Homère emploie l’expression δάκρυα θερμὰ χέων (« larmes brûlantes »). Mais une centaine d’années plus tard, les larmes deviennent associées au féminin, et les héros masculins grecs ne pleurent plus.

    🌍 Dans un monde globalisé, savoir décoder les émotions au-delà de sa propre culture devient essentiel.

    🎨 L’art : un langage universel des émotions ?

    Ce que l’art exprime depuis toujours, les neurosciences commencent à le confirmer : les émotions sont au cœur de l’expérience humaine.

    La grotte Chauvet fait partie d’un ensemble de grottes ornées attribuées au Paléolithique supérieur.

    Prenons la grotte Chauvet, située dans les gorges de l’Ardèche et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle abrite des dessins vieux de 36 000 ans. Et pourtant, face à ces représentations, nous sommes touché·es. Catherine Belzung résume magnifiquement ce pont entre les siècles :

    💬 « quand on voit des peintures rupestres qui ont été produites par des hommes il y a 25 000 ans, si je rencontrais cet humain actuellement, on ne pourrait pas se parler, puisqu’il parlerait une autre langue, il y aurait beaucoup de choses qui seraient différentes… Mais néanmoins, on se comprend : il est capable de me transmettre une émotion au travers de ces peintures qu’il a produites il y a des milliers d’années. »

    🧬 Ce que l’art et la science nous disent ensemble :

    Les émotions sont « le fondement-même de l’expérience humaine.
    Parce que sans partage émotionnel, il n’y a pas de lien social.
    Et sans lien social, il n’y a pas de société. »

    Catherine Belzung, épisode 2 du Podcast Le fil rouge des émotions
    Extrait du cahier de mon fils, après notre visite à la grotte Cosquer, fréquentée depuis 33 000 et jusqu’à 19 000 ans.
    Quelques mots d’enfant, et toute la puissance de l’art pariétal qui traverse le temps et touche encore les cœurs, quel que soit l’âge.

    💡 L’émotion invitée de Catherine Belzung

    Pour conclure cet échange, j’ai posé cette ultime question à la neuroscientifique :

    Si les émotions étaient des invitées à votre table, laquelle aimeriez-vous apprendre à mieux connaître ?

    Elle a répondu sans hésiter :

    💬 « L’émotion esthétique. Parce que je pense que c’est la plus fascinante des émotions. La peur, la colère, on voit tout de suite à quoi ça nous sert dans notre vie quotidienne. Alors que l’émotion esthétique, c’est plus mystérieux, plus difficile à approcher, et du coup, ça suscite beaucoup plus de fascination… »

    🧾 Ce qu’il faut retenir

    Une émotion n’est pas seulement une réaction impulsive ou un débordement affectif.

    C’est une construction fine, vivante, enracinée dans notre biologie et façonnée par nos relations.

    📚 Pour aller plus loin

    ➤ Catherine Belzung 🧠

    Directrice de l’unité Inserm Imagerie, Cerveau et Neuropsychiatrie, elle coordonne également la Chaire Unesco en maltraitance infantile et est vice-présidente de la Société des Neurosciences. Elle enseigne à l’Université de Tours la neurobiologie du comportement, la biologie des émotions, des maladies mentales et les sciences cognitives.

    📖 À lire en complément : Catherine Belzung a publié des centaines d’articles scientifiques ainsi que les ouvrages Neurobiologie des émotions, un format court et accessible, et Biologie des émotions, un ouvrage de référence plus dense, à destination des lecteurs·trices souhaitant approfondir le sujet.

    🎧 À écouter en complément : Catherine Belzung a également été l’invitée de l’émission La Méthode scientifique sur France Culture, dans l’épisode « Que savons-nous de nos émotions ? ».

    ➤ Patrice Novaretti 👨‍⚕️

    Médecin généraliste, titulaire d’une capacité en médecine et biologie du sport, il s’est également formé aux troubles du sommeil.

    Son approche globale du soin intègre les dimensions psychiques et relationnelles, et accorde une place importante à l’affirmation de soi comme levier de bien-être.

    ➤ Lison Novaretti 📚

    L’autrice de cet article.

    Je suis professeure de lettres classiques, référente harcèlement scolaire, je suis formée à la Communication NonViolente (CNV®), aux neurosciences appliquées aux apprentissages et au développement des compétences psychosociales.

    J’explore en classe et sur ce blog les ponts entre littérature, émotions et sciences.

    🙏 Remerciements

    Un immense merci à Catherine Belzung pour sa confiance, sa générosité et la richesse de cet échange. Catherine, merci d’avoir pris le temps de parcourir le blog et d’avoir accepté notre invitation, malgré un emploi du temps chargé.

    Merci à Marius pour sa participation au montage de cet épisode.

    Merci à Michael Pellegrini pour sa création sonore sur-mesure.

    Merci à Sophie Le Penher pour son illustration du développement du cerveau et de ses différentes zones.

    1. Antonio R. Damasio, Descartes’Error : Emotion, Reason, and the Human Brain, New York, Putnam, 1994. ↩︎

    0 0 votes
    Évaluation de l'article

    N'hésitez pas à partager vos commentaires suite à la lecture de cet article.

    50 Commentaires
    Le plus ancien
    Le plus récent Le plus populaire
    Nathalie
    Nathalie
    1 année il y a

    Félicitations. C’est très bien.
    Qu’est-ce que tu t’exprimes bien, Lison !

    Nathalie
    Nathalie
    1 année il y a
    Répondre à  Lison Novaretti

    Tu es faite pour ça. Tu as une voix tellement calme et douce !

    Feriel
    Feriel
    1 année il y a

    Ça m’a beaucoup appris !!! J’ai vraiment trop aimé ce podcast et j’ai pris plaisir à l’écouter ❤❤❤ merci beaucoup de votre travail !!! Vous méritez tellement plus de visibilité !!
    C’est très intéressant de savoir que les émotions engendrent des mouvements !!! Les processus cérébraux de certaines émotions donc ceux qui permettent de réguler nos émotions et caetera montrent que le cerveau est bien fait vraiment, ce podcast est très intéressant !!! ne pas ressentir la peur me fait peur 😂 c’est vrai que sans peur nous je sommes pas protégés et nous n’avons pas d’instinct de survie… Les stimulis de nature sociale, et le fait qu’un simple regard peut guider les enfants c’est vraiment super intéressant à savoir !!!
    Enfin bref merci énormément, j’ai beaucoup aimé ❤❤

    Nahil Tarbakhe
    1 année il y a

    Incroyable article, bravo madame ! Et on comprend très bien avec le dessin, ça permet de bien visualiser le cerveau. 👌 🧠

    Stéphanie
    Stéphanie
    1 année il y a

    Merci pour cet article passionnant et très accessible.

    Ce que je retiens, c’est cette phrase qui résume tout :
    « Les émotions sont corporelles, relationnelles, culturelles, apprenables. Elles sont essentielles à notre humanité. »

    Une belle piqûre de rappel sur l’importance de mieux les comprendre… et de les écouter.

    Joëlle Schmitt
    Joëlle Schmitt
    1 année il y a

    Un épisode passionnant qui remet les émotions à leur juste place : non comme des faiblesses à maîtriser, mais comme des boussoles précieuses pour naviguer nos choix, nos relations, notre humanité. Catherine Belzung parvient à rendre les neurosciences accessibles, sans rien perdre de leur profondeur. La participation des enfants dans ce podcast est pertinente, eux pour qui la gestion des émotions reste un véritable apprentissage.

    Sylvie
    Sylvie
    1 année il y a

    Superbe article! Je vais terminer d’écouter aussi ce podcast fascinant. Je suis particulièrement intéressée par « l’émotion esthétique » très liée à nos besoins primaires.

    Sabine DAHO
    Sabine DAHO
    1 année il y a

    Un immense merci pour cet épisode aussi riche qu’émouvant. J’ai été profondément touchée par la complémentarité des voix, et surtout par la capacité à relier neurosciences, art, littérature et quotidien avec tant de clarté et de sensibilité. Les passages sur le lien entre émotions et décisions m’ont particulièrement marquée : ça remet en question bien des idées reçues ! Merci pour ce voyage intérieur et intellectuel, et pour cette belle ouverture vers une compréhension plus humaine de nos émotions.

    Miren
    Miren
    1 année il y a

    Cet entretien est un trésor : vous explorez, avec une magnifique fluidité, comment le cerveau orchestre nos émotions et pourquoi elles ne sont pas des ennemies de la raison, mais ses meilleures alliées. Et merci pour les illustrations, qui permettent de rendre tout cela bien plus clair.

    Aïna
    Aïna
    1 année il y a

    Merci Madame pour cet article fascinant sur les émotions et le cerveau, avec l’illustration très parlante.
    J’ai hâte d’être en septembre pour savoir si je vous ai en professeure ou pas !!

    Jackie
    1 année il y a

    Merci pour cet entretien passionnant ! Ton mari et toi nous faites entrer dans l’univers de Catherine Belzung avec clarté et sensibilité. C’est rare de lire un échange aussi profond sur les émotions, le cerveau et le sens de la vie. Quel beau partage, il nourrit vraiment la réflexion !

    Anya
    Anya
    1 année il y a

    Bonjour madame,
    Merci pour cet article, il est génial, le dessin est très bien fait et très facile à comprendre.
    Le podcast est super intéressant, merci pour ces nouvelles découvertes des émotions humaines, qui sont très complexes et simples à la fois !!

    Alessia Grebert
    1 année il y a

    Bonjour, madame Novaretti
    Merci pour cet article, il est génial et je trouve que le dessin du cerveau est hyper bien pour mieux comprendre. Le podcast est super bien fait, merci pour cette façon de voir les nouvelles émotions qui est très simple.

    Mahé
    Mahé
    1 année il y a

    Bravo madame, votre article est excellent. C’était une très bonne idée d’interroger cette neuroscientifique car elle explique super bien 🧠 et aussi d’avoir ajouté l’illustration de votre amie. 🎨
    Encore bravo 👏

    Beni d'Éveil des hypersensibles
    Beni d'Éveil des hypersensibles
    1 année il y a

    Merci Lison et Patrice pour cet échange passionnant avec Catherine Belzung ! 🙏 J’ai trouvé la manière dont elle relie neurosciences, émotions et culture à la fois accessible et profonde. C’est fascinant de comprendre à quel point nos émotions façonnent nos décisions, nos relations… et même notre rapport à l’art. Une belle invitation à accueillir ce qui nous traverse avec curiosité et bienveillance.

    Clara 💖
    Clara 💖
    1 année il y a

    Bonjour, madame,
    Super article ! Et le podcast : mamma mia, incroyable, j’ai découvert plein de nouvelles informations ! Il est facile à comprendre. Et je trouve ça super d’avoir fait participer vos enfants ❤😊.
    Merciii pour cet article encore merveilleux ❤.
    bisous 😊💕💖

    Marius
    Marius
    1 année il y a

    Bravo madame pour cet article. Je trouve que grâce aux dessins l’article est plus facile à comprendre. Avant, je ne savais pas que nous étions mentalement mature à 25 ans et je comprends mieux le développement du cerveau.
    C’est super intéressant et encore merci pour ces articles géniaux.

    Asma
    Asma
    1 année il y a

    Merci à toi et à ton mari pour ce podcast très intéressant et très pratique l’article associé ! Les explications de Catherine Belzung et les vôtres sont très claires ! J’ai beaucoup aimé la complémentarité entre les approches scientifique, artistique et pédagogique…une vraie plus pour mieux comprendre nos émotions. Et merci pour la recommandation du livre Neurobiologie des émotions : ce format plus court me conviendrait mieux pour m’initier doucement à ces notions passionnantes ! 💯

    Philippe
    Philippe
    1 année il y a

    Merci à vous pour cette plongée fascinante au cœur du mystère de nos émotions. L’éclairage des neurosciences est vraiment intéressant. J’en retiens que les émotions sont au centre de notre expérience humaine. Et qu’il a un grand bénéfice à les accueillir, les honorer et à développer notre intelligence émotionnelle.

    Pascal
    Pascal
    1 année il y a

    Merci Lison pour cet article très complet sur un sujet aussi complexe que celui des émotions.
    Entre la gestion de nos propres émotions, l’empathie, et la manière d’accueillir celles des autres, il y a effectivement tant à apprendre et à développer…

    Pour ma part, j’accueille naturellement toutes les émotions. En revanche, c’est sur l’émotivité que je travaille.
    Ce n’est pas tant l’émotion en elle-même qu’il faut gérer, car lorsqu’elle survient, elle est bien souvent légitime et fondée.
    C’est l’émotivité qui, parfois, nous fait basculer dans des situations profondément inconfortables.
    Je peux ressentir des émotions très fortes, mais je veille à maintenir une émotivité proche de zéro.
    Cela me permet de rester centré sur mon moi intérieur, d’éviter la diffraction, la polarisation, et de ne pas entretenir des émotions, surtout celles qui ne sont pas les bienvenues ou qui vibrent trop bas.

    Laura
    Laura
    1 année il y a

    Bonjour Lison et Patrice, c’était très intéressant !
    En ce qui concerne le poids des émotions dans nos prises de décisions, c’est quelque chose qui joue de plus en plus pour moi et je crois que c’est capital de savoir écouter nos émotions. Je crois d’ailleurs que certaines grandes marques ont bien compris que nos émotions étaient une part intégrante du processus de décision et donc d’achat d’un produit et savent parfaitement jouer là-dessus ^^
    Même si le sujet est « émotionnel », c’est passionnant d’avoir le regard de scientifiques sur cette question !

    Eva
    Eva
    1 année il y a

    Bravo Lison, et merci pour ce podcast magistral, sensible et passionnant. C’est réconfortant de réaliser que la science approfondit un sujet largement instrumentalisé et manipulé par les médias et certains dirigeants. D’une manière plus personnelle, j’aurais tellement à dire sur la façon dont vos mots résonnent en moi… Tu m’invites à approfondir mes très minces connaissances sur les neurosciences et, surtout, ton blog me réconcilies pleinement avec mes émotions en leur accordant une place d’honneur.

    Enfin, je partage la fascination de l’immense Catherine Belzung pour l’émotion esthétique et son impact parfois inattendu…

    Fabienne - AnimaSoins au Naturel
    Fabienne - AnimaSoins au Naturel
    1 année il y a

    J’ai adoré ton article, bravo Lison ! Je fais souvent des parallèles entre la régulation émotionnelle chez l’humain et l’éducation canine, domaine qui me passionne. Dans les deux cas, l’émotion est au cœur de tout apprentissage. Chez le chien comme chez l’humain, on ne peut pas espérer apprendre ou faire apprendre dans un état de stress ou d’agitation. L’idée que le cortex préfrontal — ce chef d’orchestre de nos émotions — se développe jusqu’à l’âge adulte me fait penser à l’importance de la patience et de la cohérence dans l’éducation, qu’elle soit humaine ou canine. On ne « dresse » pas une émotion, on l’accompagne, on la comprend, on lui donne de l’espace pour s’ajuster. Le sujet est vraiment passionnant !

    Odette Audouin
    Odette Audouin
    1 année il y a

    Merci pour ce bel entretien avec Catherine Belzung : il éclaire puissamment le rôle des émotions dans nos décisions, et surtout comment, par le langage et la culture, nous pouvons apprendre à les accueillir et les accompagner. J’ai trouvé particulièrement inspirante l’idée que la régulation émotionnelle s’entraîne comme un muscle. Enfin, mettre en avant l’émotion esthétique – si peu explorée, et pourtant si essentielle – rejoint pleinement la force de ton article : créer des passerelles entre les savoirs scientifiques et l’expérience sensible.

    Origami Mama
    Origami Mama
    11 mois il y a

    Quel échange ! je l’ai écouté en version podcast.
    J’adore comprendre le pourquoi du comment et les matérialisations physiques de nos expériences de vie.

    C’était une excellente idée d’inviter une experte en neurosciences pour nous expliquer concrètement ce qui se passe dans notre cerveau.

    J’ai beaucoup apprécié le passage sur les autres cultures et j’ai appris que les Japonais n’utilisaient pas vraiment le mot « colère « . Ou alors, que les émotions sur les visages n’étaient pas forcément compris de tous les peuples. Très enrichissant, merci pour cette interview de qualité !

    Evan Prigent Sulmiersky
    Evan Prigent Sulmiersky
    11 mois il y a

    Merci madame pour tous les articles que vous faites, il sont tous géniaux !
    En ce qui concerne celui la moi aussi j’ai été surpris de savoir que le cerveau est mature qu’a 25 ans puis l’interview avec Catherine Belzung était génial aussi !

    50
    0
    Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x